dans Sukori - guerrière errante

Chapitre 1: les mercenaires de Kyon

“Tu es sûre que tu veux partir sur cette mission ?” Teshar était réticente à cette idée, mais sukori tenait absolument à corriger les démians de madren, et quand cette teigne voulait quelque chose, il était difficile de lui faire changer d’avis… Sukori avait été recueillie à la suite de la catastrophe de madren par ses voisins qui avaient échappé au Météonyker Rouge. Elle était restée muette pendant quelques années et avait constamment le regard vide. Elle faisait parfois peur aux gens qui la confondaient avec un fantôme. Un jour, alors qu’elle accompagnait son père adoptif dans les montagnes de Lehren, une horde de Lawolfs les encerclèrent et un mercenaire de Kyon vint à leur rescousse. Cet événement débloqua quelque chose en Sukori, qui se mit à parler et devint elle aussi mercenaire à ses 15 ans. Ses états de services étaient excellents, mais pour cette mission, Teshar craignait vraiment de Sukori soit confrontée à ses souvenirs et ne se retrouve en danger. Envoyer quelqu’un avec elle était aussi impossible, les autres mercenaires étant sur une autre mission importante.

  • Bien-sûr ! Tu vas voir, ils n’ont pas une chance contre moi. C’est Tomba qui m’a entraînée, t’as déjà oublié ?
  • Non je ne doute pas de tes capacités, mais t’envoyer seule à Madren n’est peut-être pas une très bonne idée…

  • Pourquoi ?

Le problème avec Sukori, c’est qu’elle semblait ne se rappeler de rien et Teshar n’osait pas aborder le sujet trop en détail ; elle n’était pas psy, bon sang ! La situation allait être compliquée, envoyer Sukori sur une autre petite mission ne servirait à rien, elle n’obéirait pas. Alors que Teshar réfléchissait, elle vit une ombre familière dans la foule de Flaris. Cela lui donna une idée.

  • Bon, ok, je te laisse y aller.

  • Sup…

  • MAIS ! Si tu te trouves en difficulté, tu te laisses secourir sans faire d’histoires et tu ne tabasse pas le mec qui aura eu la mauvaise idée de te venir en aide, compris ? La dernière fois, ça nous a coûté assez cher et quelques soucis avec les gardes royaux.

  • Juré, je lui ferai rien, mais le type, que t’auras pas besoin d’envoyer, aura intérêt à faire gaffe à où il pose ses mains !

  • Ouais, ouais…

Il ne l’avait pas fait exprès, mais inutile d’essayer d’en discuter … Le guerrier que Teshar enverra cette fois sera plus que compétent pour calmer Sukori… et plus cher aussi. Sukori parti en sautillant dans la direction de Madren après avoir préparé son équipement et son arme : une épée plutôt lourde pour une fille de cet âge, mais Sukori cachait une force suspecte dans ce petit corps agile. Elle cachait aussi son crâne sous divers bonnets colorés et ses cheveux avaient une teinte rose violacée assez perturbante ; ça ne semblait pas être une coloration. Oubliant ces questions récurrentes, Teshar se lança à la recherche de son guerrier. Cette mission décidera de l’avenir de Sukori dans les mercenaires de Kyon ; pour cette fois, elle ne craindra rien.

Madren était assez proche de Flaris et les démians venaient souvent y commettre quelques méfaits, surtout au marché. Le client s’était fait volé un objet de grande valeur, cette fois-ci, et la mission était devenue prioritaire. En conséquence, la récompense en cas de réussite était relativement intéressante. Voilà qui aidera Sukori à se faire connaître plus loin que le quartier Est, plus loin que Flaris, même !
Madren était enclavée entre les montagnes et un fleuve. Sukori marqua une pause devant le pont qui enjambait le fleuve en direction du village abandonné de Madren. Quelle était cette sensation ? Aucune importance ! En avant ! Sukori dégaina son épée à l’avance pour ne pas être prise par surprise par ces vicieux démians. Mais pourquoi cette épée avait l’air plus lourde que d’habitude ? Elle s’avança prudemment en guettant le moindre mouvement suspect. L’objet à trouver était une arme magique : un sceptre légendaire. Cet arme faite d’or massif avait une valeur conséquente sur le marché de Madrigal, rien d’étonnant à ce que les démians tentent de la voler. Un piège se déclencha et Sukori du esquiver plusieurs pierres tombant d’un arbre proche. Peu de répit, déjà une corde se resserrait autour de sa cheville et l’entraînait vers un puits proche. Elle n’avait aucune envie de savoir ce qu’il y avait au fond : eau ou pieux ? Elle trancha la corde et se mit à courir loin du chemin central du village. Satanée épée ! Il devenait de plus en plus difficile de bouger rapidement. Les démians avaient-ils appris la magie ? Pas le temps de creuser la question, une troupe de démians se dressa face à la combattante. Le combat qui s’ensuivit fut anormalement éprouvant. Sukori reçu de nombreuses blessures, ralentissant encore plus ses mouvements et parvenait à grand peine à rendre les coups. Lorsqu’un nombre suffisant de démians furent blessés, ils se mirent à reculer. C’était le moment ! Dans ces situations, il vaut mieux se monter plus fort qu’on ne l’est réellement. Ainsi Sukori se redressa autant que ses blessures le permettait et maintint son arme droite devant elle, comme une provocation en duel. Elle fit même plus lorsqu’elle remarqua un paquet allongé posé contre un gros rocher derrière le groupe de démians. Poussant un cri perçant et courant, en boitant le moins possible, vers ses opposants, la jeune fille parvint à les effrayer et les faire fuir. Par chance ils oublièrent leur butin, préférant protéger leurs blessés. Heureusement qu’ils étaient faibles, cela n’aurait pas marché aussi bien contre des bangs. Une fois le champ libre, Sukori tenta de rengainer son épée. La lame passa à côté du fourreau et se planta dans le sol mollement avant de retomber sur le côté. La combattante blessée n’avait même plus la force de se pencher pour la ramasser, alors elle la laissa là et partit chercher l’objet de sa mission. C’était bien le sceptre, mais il était effroyablement lourd. La mercenaire ne parvint même pas à soulever l’arme. Ses jambes se dérobèrent sous elle lorsqu’elle jeta un regard sur les ruines de la maison la plus proche. Elle connaissait cette maison. Pourquoi ? Sukori rampa tant bien que mal pour inspecter les restes calcinés du bâtiment. La maison devait être modeste et ne comportait qu’un étage, à en juger par le peu de débris. Çà et là traînaient quelques restes de pots ou de livres, sans doute. Sous un tas de poutres au fond des ruines, la jeune fille aperçu une poignée, probablement d’une arme lourde. Après un effort d’une durée infinie, elle parvint a dégager un peu plus l’arme : un glaive sanguinaire. Avant même que cette découverte ne puisse faire effet sur son esprit, une lame se planta dans son dos et le rire insupportable d’un démian retentit.

Noir. Pourquoi fait-il si froid ?

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