Les musiques des jeux, c’était mieux avant ?

Est-ce que vous connaissez par cœur toute l’OST de [insert recent AAA game name] ? Vous avez torché ce jeu en long en large et en travers, il vous a accompagné des centaines d’heures. Si vous arrivez à me siffloter chacune des musiques que vous avez entendues dans ce jeu, bah bravo, c’est moi qui suis naze ^^’.

Moi par exemple, j’ai beaucoup aimé Nier Automata, et c’est l’un des dernier triple A auquel j’ai joué. Pourtant, j’arriverais à vous siffloter une seule des pistes audio du jeu. Vous la connaissez forcément aussi, même si vous n’avez pas joué. On se fait plaisir ? Allez !


Best OST 2017 ? Pour moi oui.

Pourtant, ce n’est pas la seule musique du jeu que j’ai aimée. La musique d’ambiance calme de la ville en ruine, ou le boss marin, Grun, sont aussi des musiques que je me mets souvent en arrière plan quand je travaille. Pourtant, j’ai bien plus de mal à les garder en tête.


La mise en scène est pourtant marquante ! L’apparition de Grun me fait frissonner à chaque fois !

J’ai remarqué ça au hasard d’une pensée vagabonde et je me suis alors demandé si les musiques étaient devenues moins mémorables, moins bonnes. Incroyable, alors que nos pc et consoles sont capables de nous rendre un son d’une qualité et d’une puissance décoiffantes. Pourtant, l’OST de Super Mario Land 2 et celle de Pokémon Bleu resteront à jamais gravées dans ma tête, impossible de ne pas les siffloter sans m’en rendre compte !

Un truc que je remarquais vite fait, mais mon observation peut-être biaisée par mon répertoire de jeu spécifique, c’est qu’au fond, il y a moins de musiques dans les grosses productions. The Legend of Zelda : Breath of the Wild, par exemple. Ce jeu a bien brillé par l’absence de musiques la plupart du temps en fait ! À part dans le château d’Hyrule, il n’y a pas beaucoup d’endroits avec une musique de fond forte et dont on se souvienne facilement. Metal Gear Solid V ? Y a genre jamais de musique à part quand on met une casette soi-même, et ça dure le temps d’une chanson … Super Mario Odyssey ? Bah, la chanson de Daisy à New Donk City “Jump up superstar”, mais sinon, franchement …

Pourtant en jouant au jeu, j’étais pas moins pris dedans et l’ambiance sonore marchait super bien. Peut-être que c’est devenu situationnel, plus discret, ou, je repense à Nier, trop complexe ! Bah, j’arrive pas à siffler en polyphonique, moi … j’ai qu’une piste audio et c’est pas évident de se souvenir de toute la complexité d’un orchestre, non plus …

Mais alors pourquoi L’OST de The Legend of Zelda: Link’s Awakening me trotte encore dans la tête alors que je n’ai plus joué au jeu depuis … 15 ans ? Plus ? Je ne sais même plus ! Justement, parce que c’était plus simple ? C’est une piste comme une autre, mais comme la gameboy n’arrivait à sortir que 4 canaux audios (2 wave, 1 square, 1 noise), les mélodies qui en sortaient étaient bien plus faciles à se remémorer. Même avec la gameboy advance plus tard, malgré plus de puissance et de variété, les OST de Fire emblem ou Metroid fusion restent encore assez faciles à se remémorer.


La mise en scène est balèze aussi, faut pas déconner.

Bon ! Tu causes, mais c’était mieux avant, ou pas ?

Impossible de répondre à la question.

Arnaqueur !

Doucement ! J’aime toujours autant découvrir de nouvelles musiques quand je joue, je remarque simplement que l’ambiance sonore des jeux en ligne : Fortnite, Apex, mais aussi les plus vieux comme Overwatch et League of Legends, ont une ambiance sonore ingame, qui n’est remplie que par les SFX (bruitages), plutôt qu’une mélodie entraînante. J’aime bien la musique des menus d’APEX, mais la musique se limite au menu, et elle ne boucle même pas. D’ailleurs, en disant ça … les musiques devaient pouvoir boucler à l’infini, avant. Et il y avait une musique pour chaque situation. Le silence marquait un événement, une tension. Aujourd’hui j’ai le sentiment que c’est l’inverse ! Sauf dans [insert recent indieGame maybe retro stylized], qui nous a mis une mélodie (peut-être 8/16-bits) pour toutes les situations et en boucle infinie.

Les chiptunes, c’étaient des bips déformés pour faire croire à des instruments. Aujourd’hui, libres de cette contrainte, nous utilisons des enregistrements UHD en studio. Les deux ont leur charme, les deux sont biens et font passer leur message. Ce n’était pas mieux avant, c’était différent. On utilise encore les deux méthodes et pour longtemps !

STAR WARS 2017

Le fanboyisme c’est bien

Ok alors je te dis tout de suite que je vais spoil STAR WARS.

L’année passée, je rigolais en écrivant sur “The last Guardian” plutôt que STAR WARS (Rogue One, pour ceux qui ne suivent pas). Cette année j’ai aussi joué à un jeu émotionnellement fort exactement au moment de STAR WARS “The last Jedi”, mais la même blague deux fois de suite ne marchera pas, parlons donc du film du moment.

Ouais et donc je ne suis pas critique de films. Juste un mec qui a assez bossé son mémoire de master aujourd’hui et qui s’est dit “Putain, ça fait longtemps que j’ai rien écrit qui ne soit pas académique !” (sérieux, c’est naze l’académique).

BREF ! Juste pour replanter le décor :

The force awakens

J’ai chialé dès le moment où j’ai vu apparaître la phrase : “Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine…”. J’ai même pas lu, mon cerveau savait déjà. C’est le mioche de 5 ans qui regardait ça avec son papa sur les vieilles VHS qui a chialé… Bon le dadais de 25 ans aussi…ok.

Et le corps du film ? Bourré de clins d’oeils aux nostalgiques et tout ça, vous l’avez assez entendu, et comme vous avez vu le film, vous savez de quoi je parle.

J’admets que c’est un film sans risques. Y a rien de nouveau, y a rien de frappant qu’on n’aurait pas vu venir (limite ridicule des fois. Genre, encore une boule ? sérieux ? La taille change rien !). Le nouvel ordre semble avoir toujours autant d’argent à balancer dans des constructions gigantesques et foireuses avec des points faibles de la taille d’une ville qui se font détruire en un épisode. Bref, elle détruit les planètes de l’ancienne république (Coruscant et tout ça) et fin de l’histoire, elle se fait dégommer par 4 vaisseaux rebelles (Ces X-Wings devraient être nerf). Rien de menaçant.

Les personnages étaient sympas. On exclut les vieux, que tout le monde voulait voir et Suprême Leader Snoke, qui est un Gollum après son bain dans la lave. (pas développé, moche et pas effrayant).

Finn, un stormtrooper qui déserte. ça c’est nouveau. La chair à canon a des sentiments. Il est maladroit et ne sait pas trop comment faire, mais il fonce. C’est un brave bonhomme que j’ai bien aimé suivre (puis il a les couilles de se battre au laser, mec ! Genre l’arme que si tu te foires, tu te crames tout seul ! Sans la force ni rien !). Il en chie, il se fait taper dessus et tout le monde le hait. Il va même pointer un saber laser contre Kylo Ren, le mec ! Pis c’est un stormtrooper qui touche ses cibles !!!!!!

Rey, un petit peu trop forte avec la force, mais je suis bon public, donc ça m’a pas trop gêné (un peu quand même). Elle tire tout le temps la tronche, vu son background, ça peut se comprendre, mais ça m’a un peu gêné, ça. Sortie d’encore un désert, au moins c’est une nana qui se débrouille bien et elle sait se battre, ça on ne se demande pas pourquoi. J’avoue que j’ai eu un peu moins de fun à la suivre que Finn, sans doute parce qu’elle n’est jamais en danger en fait. Ses interactions avec ce dernier sont toutefois amusantes.

Kylo Ren, comme 99% des gens j’ai fait “oulah…” quand il a retiré son masque, mais 10 minutes plus tard j’étais conquis par le personnage. Il veut être méchant, il a pas une tête de méchant et il n’arrive pas à faire le méchant. Son seul moyen d’être un peu respecté, c’est de montrer qu’il est puissant et tout casser quand il est fâché. Super pertinent comme traitement de personnage, et du coup son visage est plus qu’approprié pour le rôle. Un méchant pas vraiment méchant limite bullied dans le premier ordre, mais pas trop parce qu’il est dangereux. Je l’aime bien ce mec. Et qu’il perde contre Rey montre à quel point il est perturbé, ce qui renforce le côté bullied qui va exploser plus tard, par ras le bol de se faire taper par tout le monde.

Général Hux. Ce mec … mais ce mec ! Un malade. Ce plan avec le rayon de sa base Starkiller qui se reflète dans ses yeux suite à son discours de dictateur. Magnifique. J’adore ce mec parce qu’il est juste vilain, et jaloux du bébé Kylo. En plus il ose le remettre à sa place. Le bon gros caïd de l’école que tu croyais surpuissant quand t’avais 8 ans, mais qu’aujourd’hui tu te dis que tu aurais tellement du le taper de suite parce qu’il ne vaut rien. Je sais pas pourquoi il m’éclate ce mec; son charisme doit y être pour quelque chose. Merci de ne pas faire de fanfic entre lui et moi. (mais lui c’est un bon perso à fanfic !)

Poe, il est marrant, il fait des trucs classes en vol, mais il sera plus intéressant plus tard.

bb8 a vendu pleins de jouets, mais il est super drôle donc je l’ai aimé quand même.

Voilà. Bref, pas de risques, mais un film que j’ai bien aimé quand même. Next

Rogue One

La vache ! L’étoile noire a été tellement menaçante dans ce film !

Reprenons le premier film sorti (renommé “A new hope”, si t’as suivi). L’étoile noire (ou étoile de la mort 1 en VO) pète une planète dont on ne sait rien. On ne voit personne souffrir, fin du truc. Et après ? Fini, elle est détruite. Next avec l’étoile de la mort 2, qui tire une fois sur un vaisseau et pareil, elle pète. Elle a l’air moins puissante que l’ancienne; bon ok, elle est pas finie, mais bon… Et Starkiller détruit 5 planètes en un seul tir qui traverse la galaxie (ça c’est du sniper), là on voit un peu le tir arriver depuis le sol, on voit un peu de détresse. C’est bien, mais pas assez parce qu’elle pète aussi après un seul tir.

Pis tu as Rogue One. L’étoile noire tire plusieurs fois. Elle sème la désolation. C’est une arme indestructible ! Il a fallu que l’ingénieur en chef ajoute une faiblesse manuellement, sinon c’était imprenable ! Là on y croit. Là j’ai flippé quand j’ai vu un lever d’étoile noire à l’horizon. Ce plan à la fin avec le mec dont je sais plus le nom : le type qui a fait construire la bête. À plat ventre au sommet d’une tour, après avoir été rossé par les rebelles, regardant le canon de l’arme, qu’il a lui-même construite, se pointer droit sur lui puis faire feu. Rhaaaaah, j’ai eu de la peine pour lui.

Le moine shaolin aveugle était bien cool et Jyn, m’a semblé assez bien traitée aussi. Elle s’en fout que l’empire règne, jusqu’à ce que son père meurt sur une plateforme, abattu à cause de l’empire. Là elle n’en a plus tant rien à faire.

Vador on en parle ? Nan, il parle tout seul, un sabre à la main. Magnifique ! Le meilleur méchant du cinéma est là. Fort, menaçant, vainqueur, seul contre une troupe entière. Il se permet même une punchline plus tôt dans le film.

Le film a proposé plus de nouvelles choses. Genre déjà, les méchants gagnent à la fin. On ne voit ça que dans “La revanche des Sith”. Et comme chronologiquement, Rogue One suit ce dernier, on reste sur un Empire conquérant, fort, gagnant. Et ça, c’était franchement bien. J’aurais bien aimé voir se développer un peu le côté “sale” des rebelles, qu’on ne voit qu’au début et un peu au moment des conseils stratégiques sur Yavin IV.

J’ai beaucoup aimé ce film. Bien plus que le 7.

The last Jedi

Et nous voici à jour. Alors t’étais prévenu, je spoil toujours hein !

Franchement, j’avais peur des commentaires trop positifs et des commentaires trop négatifs. Quand y a trop d’extrêmes, c’est que le film ne réussit pas très bien j’ai l’impression.

Alors j’y suis allé en n’en ayant rien à faire.

Évidemment, j’ai chialé sur la phrase du début (on ne se refait pas), puis le film a démarré. Poe taunt Hux pour gagner du temps. Mais mort de rire ! Alors c’est quand même dommage pour Hux qui était charismatique, mais ça confirme ce que j’en disais : le caïd qui fait genre, mais si on lui répond, il est un fragile. Alors il rage et donne l’ordre de tirer, trop tard. Le commandant truc avec son cuirassé était oubliable par contre. Un escadron de bombardier se fait décimer pour détruire le cuirassé, quand même. Y avait déjà peu de rebelles…

De son côté Rey rend son sabre à Luke. On voit la scène de fin du 7 immédiatement en continué. Luke jette son sabre, ne dit pas un mot et se casse. MORT DE RIRE ! Mis à part ça, c’est pertinent je trouve. Il était le héros. Dans le 4, à peine il rejoint la rébellion qu’il pète l’étoile noire. Ensuite de quoi il affronte Vador dans le 5, rencontre Yoda, revient plus fort et plus malin, sauve ses amis de Jabba avec un plan bien ficelé dans le 6, s’introduit sur la lune d’Endor pour affronter l’empire à la source, vainc Vador et résiste à Darth Sidious ! Le mec pèse dans le game !

Il recrée même un ordre Jedi !

Et puis Ben Solo / Kylo Ren … Il est tombé de haut. Très haut. En plus d’avoir perdu tous ses apprentis, la victoire de la rébellion sur l’empire n’a servi à rien puisque le premier ordre débarque, plus puissant. Luke n’a finalement pas réussi à achever la guerre et à faire renaître l’ordre Jedi. Il a échoué. Parce qu’il n’est qu’un homme. Qu’est-ce que ça change qu’il soit là ou non ? Il l’a compris à la dure. Et Rey qui revient le trouver avec tout ça, c’est le remettre face à ses échecs. D’ailleurs, même s’il commence à l’entraîner, il n’achève rien et elle part, dégoûtée par ce vieux con. Son doute face à l’arbre-sanctuaire-bibliothèque Jedi en dit long aussi. Il a perdu le fil, il a abandonné, et il a compris trop tard qu’il fallait que ça s’arrête, parce que la guerre tient son origine des Jedi et des Sith. Il mentionne même le fait que Darth Sidious a été mis à sa place par des Jedi, inconsciemment, ce qui prouve leur incapacité à régler les problèmes. Encore plus passionnant de voir que de son côté, Kylo Ren en est venu à la même conclusion ! Empire, premier ordre, Jedi … Tout ça peut disparaître ! Ils sont la source du problème ! Même Yoda revient rigoler à côté de Luke pour lui dire ça.

Finalement, apaisé avec lui-même, après avoir accompli un dernier acte pour aider ses amis, Luke s’en retourne à la force, son rôle terminé dans cette histoire. Il est le dernier Maitre Jedi, il a échoué, il l’accepte et il laisse les jeunes forger leur avenir. Bon je suis sûr que pour le 9e film, on le verra en fantôme, parce qu’Obi-wan Kenobi.

Sinon Snoke qui meurt. C’est chiant et intelligent à la fois. L’empereur meurt à la fin de la première trilogie. Le suprême leader se fait zigouiller au milieu de la nouvelle. On a du coup Kylo Ren qui prend sa place et se sert de Hux comme punching ball, vengeance perso. Il ne fait pas dans la finesse de Snoke ou de Sidious, il donne les ordre directs et si on le fait chier … ben il fait comme Vador en fait. ça doit être de famille. Mais c’est chiant parce que Snoke du coup … il a servi à rien. Peut-être qu’on le revoit après aussi … Genre dans une BD, un jeu ou une série animée comme un certain Darth Maul ? Mais c’est bien parce que du coup, le méchant c’est Kylo Ren, qui est pas spécialement pro empire, il veut juste annihiler tout et recommencer à zéro. C’est un méchant qui croit être gentil ! Pas juste un méchant comme Hux. Comment il va faire pour remettre le premier ordre à zéro ? genre LUI, le bébé bullied de l’épisode précédent ?!

Le point noir du film pour moi c’est le sacrifice. Y en a trop, partout. La sortie de Finn et Rose (j’aime bien Rose) sur la planète casino n’a servi à rien puisque la mission échoue. Le voleur qui les trahit et se casse (et ne revient pas, comme Han Solo), c’était cool et nouveau dans STAR WARS aussi, mais inutile dans le scénario … Le mec qui reste sur la frégate médicale en panne sèche, mais pourquoi ? La commandant qui reste sur le croiseur pour voler encore tout droit, mais pourquoi ? Personne ne sait programmer un auto pilote ?! Bon ça permet le ressort scénaristique du “je fais demi tour et vitesse lumière dans ta gueule !” (plan sublime au passage, j’osais plus respirer, par peur de briser cette tension), mais bon … encore un sacrifice alors que tu peux utiliser un space bluetooth pour programmer à distance non ? (ou encore y penser avant de quitter le navire …). Et les speeders lancés contre le canon bélier, ça a servi à quoi ? ils ont pas d’armes et Finn pensait juste à foncer dedans pour le détruire, rien d’autre.

Sacrifices encore et encore. J’ai pas compris. Surtout que Sacrifices inutiles…

Leia qui vole dans l’espace WTF ?

Rey en apprend plus sur la force, est moins cheatée sans raison, rend la lumière à Luke et va affronter Kylo Ren en face à face (et même Snoke). Toujours forte, mais pas ridiculement forte. C’était cool, et j’ai hâte de voir ce qu’elle va faire des bouquins Jedi volés. Elle veut sauver Ben Solo et y arrive presque. Mais pour éviter la redite du 6, j’aimerais qu’elle échoue et doive le tuer.

J’ai aimé le film, je l’ai trouvé intéressant et j’ai envie de savoir la suite, qui, je l’espère, conclura définitivement la saga. Je vois bien Rey et Kylo s’entre-tuer faisant que tous les Skywalkers ou proches de Skywalker (Han solo, mari de Leia, Rey, apprentie de Luke) disparaissent définitivement. Parce que STAR WARS, c’est la tragédie familiale des Skywalkers qui font le bordel dans la galaxie. Les Sith et les Jedi de l’ancienne république ne sont plus là. La guerre servait à Darth Sidious pour garder le contrôle, mais quand il est mort… Bah la machine continuait en roue libre, mais sans motif aucun. Alors le 9e film devrait, pour moi, terminer enfin cette tragédie, car les Skywalkers ne sont plus, les Jedi et les Sith non plus. La République a été détruite, l’Empire aussi et le premier ordre va sombrer à son tour, laissant enfin la galaxie en paix (enfin, autant que des formes de vies intelligentes peuvent rester en paix quand on met de l’argent dans l’équation …).

Conclusion

J’aime ces films et ils travaillent ma fibre nostalgique à fond. Je suis un public facile et j’ai envie de rentrer dans ces films sur cet univers que j’aime, donc les incohérences ne me révulsent pas. Je les ignore pour en garder que ce que j’aime dans ces films. D’ailleurs fait marrant que j’ai remarqué hier en trainant sur youtube, mais les 2 premières trilogies, je les garde en mémoire pour les musiques géniales et les films dans leur ensemble. Cette nouvelle trilogie (et Rogue One), je la garde en mémoire pour des images et des personnages.

Finn, Kylo, Rey, Jyn, L’étoile noire le canon pointé droit sur la tour (et la caméra), le rayon de Starkiller dans les yeux de Hux, le silencieux boulet de canon supra luminique sur le vaisseau du Suprême Leader… Des frissons sur un moment instantané. C’est pas que c’est moins bien. C’est différent, et c’est cool …

Le visage plat

J’ai jamais vraiment su “bien” dessiner. On pourrait débattre très longtemps sur ce que “bien” signifie, mais disons que je ne me suis jamais senti satisfait comparativement à d’autres. Quand j’ai commencé à lire des mangas, je me suis mis à copier le style simplifié des traits. Mais comme on dit un peu partout : “Pour outrepasser les règles, tu dois d’abord les maîtriser” (ou un truc du genre, vous voyez de quoi je parle). Et comme je ne maîtrise pas les règles, j’obtenais toujours des résultats parfois étranges, et parfois potables, sur un coup de chance.

Qu’est-ce qui fait maintenant que je me repose la question alors ? Eh bien figurez-vous que pour mon stage je me retrouve à modéliser en 3D un personnage, qui a été dessiné dans un style très manga. Alors non seulement il y a des problèmes de proportions entre la face et le profil, que je corrige un peu à ma façon, mais en plus, il y a un problème que je n’ai pas rencontré sur un autre modèle, aussi en style manga, mais dessiné par un mec qui dessine vraiment hyper bien : La face est plate. La tête est ronde et le visage est une poêle à crêpes ! Pourquoi ? J’ai pourtant cherché à faire un arrondi correct, et tout ça. Pis le mec a pas mal dessiné pourtant, mais peut-être qu’il a simplement appris à fond à dessiner manga, sans être passé par les étapes d’avant.

Du coup je me suis dit que d’avoir commencé à dessiner du manga, c’est peut-être ce qui fait que j’ai de la peine à donner du volume quand je dessine. Je ne vais pas dire qu’on ne m’avait pas prévenu, mais quand on est jeune et bête, on a le droit de ne rien écouter 😛 D’ailleurs, je vais continuer à dessiner manga, parce que.

En parlant de donner du volume, faut que je m’y remette maintenant.

 

(ce message, juste pour donner raison aux gens qui m’avaient prévenus. Accessoirement, ça me fait une note de stage à garder pour le rapport hehe.)

Le dernier Gardien

Qui dit mois de décembre, dit Star Wars. Mais comme je n’a pas encore été le voir, je n’en parlerai pas. (ET BIM !)

Ce mois-ci, on notera quand-même la sortie de “The last guardian” sur PS4. Certains l’attendent depuis l’aube des temps, d’autres n’y croyaient plus, et moi j’ai juste découvert au début de l’année qu’il allait sortir. Produit par Fumito Ueda, le papa de “Ico” et “Shadow of the collossus”, je me suis dit que ça serait un jeu avec lequel je ne craindrais pas grand chose. Certaines chaînes youtube et quelques sites de gaming se permettaient d’avancer que si l’on n’a pas joué aux deux jeux précédents, on ne peut pas vraiment apprécier ce last guardian. Ah bon ? Personnellement, j’ai pris une gifle dès l’instant où j’ai appuyé sur “start”. En bon fan de Microsoft, je n’ai joué qu’à Mario et Pokémon dans ma jeunesse, pourtant. (Wait … What ?).

Ahem… Je ne connaissait pas les jeux précédents, et ça ne m’a pas empêché d’apprécier “The last guardian” pour ce qu’il me fait vivre. Les soi-disant problèmes de framerate me passent, comme toujours au dessus de la tête, parce que c’est pas comme si le jeu était ignoble de ce côté là. L’animation est très fluide et cet immense Trico (une maille à l’endroit, une maille à l’envers…) se déplace avec l’agilité d’un chat. Il y a même des petits détails qui font mouche : lorsque vous vous arrêtez vers un mur, le garçon pose la main contre, lorsque Trico se déplace, si vous êtes sur sa route, sa patte attendra que vous soyez parti avant de se poser là où vous vous trouviez.

Je ne vais pas tout lister ici, mais c’est pour noter le soin particulier qu’à reçu ce jeu. La musique est très discrète aussi. Il n’y en a quasiment pas. En fait, lorsque la musique commence, vous sentez surtout que ça annonce des emmerdes (foutues armures !), ou le vertige (purée qu’c’est haut !). Les décors sont très beaux et il m’arrive souvent de m’arrêter pour regarder autour. Cette muraille de montagnes cache quelque chose, d’autant que l’immense forteresse dans laquelle on se balade est minuscule à côté de ces montagnes. Elle semble posée dans un trou (le trou du cul du monde ?).

L’exploration n’a pas trop d’importance ici (dans un sens, tant mieux, parce que je me perdrais très vite dans ce dédale de couloirs gigantesques). Il y a bien des petites salles cachées qui contiennent des tonneaux de… jus de papillon luisants… pour nourrir Trico, mais on a vite fait le tour. Par contre, si comme moi vous jouez un peu à l’aveuglette, certains puzzles sont très casse tête. Il faut vraiment bien regarder partout dans la salle et effectuer certaines actions dans l’ordre pour trouver son chemin. Certains passage m’ont tellement fait me creuser, que je ne pensais même plus à ordonner à Trico de simplement sauter sur le pont, là-bas…

Petit bémol, cependant : la caméra. Je le ressens bien comme je passe mon temps à admirer l’environnement; cette caméra se comporte n’importe comment lorsque vous grimpez sur Trico dans des endroits exigüs (à l’échelle de Trico, parce qu’à pieds, vous restez un nabot perdu dans un palace). Par contre, en extérieur, le point de vue vous fait bien ressentir l’énormité du truc. Les falaises, les câbles sur lesquels le garçon marche sans broncher. ET LE VIDE ! J’ai pas trop le vertige, j’ai déjà fait un tour en parapente et l’accro-branche ça m’amuse, mais là quand même… Monter sur une succession de chaînes et câbles au dessus du vide tout sa pour décrocher un gros œil en vitrail; la plateforme où vous vous trouvez s’effondre, d’ailleurs, lorsque votre calvaire semblait terminé Et la solution est alors simple: sautez dans le vide. Lâchez tout. Trico se charge du reste dans un slow-motion que je n’attendais pas. Franchement, je n’irais pas faire ce que fait le garçon, perché à ce qui semble être des kilomètres de haut.

La narration est sympa et tombe surtout pour aiguiller le joueur. C’est raconté au passé, de la bouche du garçon devenu vieux qui raconterait son histoire au coin du feu dans un futur indéfini. C’est spécial, mais franchement cool. La plupart du temps, c’est le silence complet. Vous êtes là, seul avec Trico. Vous vous demandez ce que vous fichez là, pourquoi Trico a peur des yeux, pourquoi il était blessé, pourquoi ces armures font du ninjutsu,… Et aussi loin que j’en suis, personne ne donne un fragment de réponse. C’est la marque de fabrique de Fumito Ueda ça, j’ai cru comprendre. La vache, c’est prenant, quand-même.

Moi avec tout ça, y a quand-même un truc qui me chiffonne grave : la PS4 est chez ma copine et j’ai trop de boulot pour y jouer. DAMN, vivement les vacances !

En ligne, mais déconnecté…

AVERTISSEMENT: Le point de vue exprimé ci-dessous est un ressenti personnel. Il y a de forte chances que vous ne vous reconnaissiez pas là dedans, et c’est franchement tant mieux !

Avant, quand tu voulais jouer avec tes potes, tu devais connecter ta gameboy à la sienne avec un câble de 20 centimètres. Tu te rappelles de ce câble tellement chiant parce qu’il se débranchait au pire moment ? C’était génial.
Ou alors tu allais chez un pote, ou tu invitais tes potes à venir jouer chez toi, parce que tu avais 4 manettes sur ta N64 et ta Gamecube. Tu te rappelles comme tu beuglais comme un putois quand tu prenais une 4e carapace rouge en 3 secondes ? C’était génial.

Tu as grandi et aujourd’hui, le PC fait tout mieux que nos vieilles consoles. Les jeux sont plus beaux, le réseau est plus stable, et les serveurs sont mieux gérés. Bref, tu joues à pleins de jeux en ligne, et avec cette même bande de potes, qui plus est. T’as de la chance !

Je ne me suis jamais senti aussi seul qu’aujourd’hui, personnellement. D’abord parce que tout va plus vite sur internet. Les jeux sortent, les gens les finissent et les abandonnent, ou attendent avec impatience la sortie du prochain (dans deux mois), sautent dessus, etc… Puis on est tous, soit étudiants, soit avec  un job. Ceux qui ont un job surfent sur la vague des nouvelles sorties (et jouent à des heures pas possibles), les étudiants ont moins de jeux disponibles, et de toute façon, ils jouent aussi à des heures pas possibles (Ou comme moi, disparaissent pendant des semaines…) !Dans les rares jeux en ligne que j’ai, je suis seul, soit à cause de mes horaires, soit parce que tout le monde a déjà sa bande qui remplit la partie (à moins que je ne sois vraiment chiant et qu’on n’ose pas me le dire. Osez, c’est pas grave). Mais encore, le fait de ne plus trop pouvoir discuter avec des amis des quelques jeux qu’on a en commun n’est pas le pire.

Le jeu compétitif en PvP.

Putain, tu t’es déjà senti lâché dans une fosse avec toute la pire merde de l’humanité ? Parce que là tu vas la trouver ! En fait, c’est pour ça que l’e-Sport ne décolle pas. Prends le sport traditionnel: tu as déjà vu un footballeur qui … Heu mauvais exemple, attend (D’ailleurs le foot, c’est un parfait contre exemple en fait … Bref, une autre fois). Le tennis. Tu as déjà vu des joueurs de tennis s’insulter pendant un match amateur, au club ? Ou au basket ? Ou au judo ? Sérieusement, les joueurs pros de jeux vidéos sont tellement tirés vers le bas par notre population de débiles O_0. Et malheureusement, la mauvaise humeur est tellement contagieuse.

Tu te rends compte de la peine que c’est de jouer à un jeu en ligne, mute les gens du match making qui sont désagréables (jusque là, aucun problème) et devoir aussi mute ton casque, parce que ça y beugle aussi ? Je ne cible personne, je dis juste que moi, c’est pas ce que je recherche quand je joue en ligne. Même quand je fais de la merde, j’ai juste envie de rire. C’est ça un jeu : du fun ! Je suis surpris de la transformation que la compétition opère sur les gens, c’est tout. Je me sens déconnecté de ce monde. Je recherche la performance par l’amusement, parce qu’on fait tout 100 fois mieux quand on aime le faire ! Quand on s’acharne, on empire la situation à chaque partie !

Mais le jeu compétitif, ça rend les gens fous. Même les gens que j’aime !  (surtout les gens que j’aime, puisque ceux que j’aime pas, je joue pas avec :p). Et alors je me sens seul à rechercher ce que je recherche… Pourquoi s’acharner sur la partie classée ? Je serai jamais joueur pro ! J’ai 26 ans et le joueur pro moyen est recruté à 17 ans. J’ai une petite amie avec qui je veux me marier, avoir des mioches (ouais, chu maso), finir mes études à rallonge, avoir un job chiant mais stable (quoi que je pourrais faire un truc sympa avec ce master, j’y crois), et jouer aux jeux le soir pour me détendre.

ME DETENDRE !

Alors je ne recherche plus la compagnie des autres… Je n’en veux plus. C’est moins risqué comme ça et je peux obtenir ce que je recherche, ou mourir en essayant.

Tu te rappelles, ta console de salon ? C’était en 2001. Les heures passées seul devant ton écran, sans te sentir seul pour autant. Les parties multijoueurs animées, où personne ne criait de message haineux…

Ton PC pouvait aller en ligne, mais tu le laissais déconnecté.

Les pokémons, ça évolue vraiment ?

Dans une semaine, la nouvelle itération des jeux “pokémon” va sortir. La 7e génération ! Eh ben, on en a fait du chemin depuis  Pikachu. Je dois avouer que même si je compte avoir le jeu, sans ma copine j’aurais abandonné l’aventure depuis longtemps (Note à moi-même: cette fille est dangereuse, je devrais demander à Magneto des conseils pour me faire un bon casque).

En effet, j’ai joué des heures durant à la version “bleu” et la version “argent”. Je ne saurais vous dire combien de fois j’ai recommencé ces deux cartouches en me lançant toujours plus de défis stupides (non, vraiment). J’ai opté pour une autre approche dans les versions “saphir” et “perle”: J’ai épluché les jeux jusque dans leurs moindres recoins. Une petite grotte cachée derrière une cascade ? Je la retrouvais et la traversais les yeux fermés. Les énigmes pour les pokémons légendaires et l’alphabet braille ? Un vieux papier avec l’écriture de mes 12 ans doit encore trainer dans un coin de ma chambre. Des heures passées au casino, en plus, j’étais mineur et millionnaire ! Des centaines de panthéons à mon actif et une pauvre ligue ruinée par le mioche que j’étais. Bref, de belles histoires.

Puis il y a eu pokémon “noir” …

Le design des pokémons devenait trop étrange (ou peut-être avais-je vieilli). Un sac poubelle, un judoka et un chef de chantier… Sérieusement ? Et ce rival, mon dieu… Mais qu’est-ce qu’il est con ! Bref, j’ai boudé cette version, ainsi que la suivante, et sans intervention de celle qui a pris le contrôle de mon esprit, je me serais certainement arrêté là. Comme j’ai eu “noir” et “noir 2” longtemps après leur sortie, j’ai pris le temps de réfléchir à pokémon et j’ai regardé ce que je ne voulais pas voir depuis 4 générations.

Pokémon n’évolue plus.

Vous êtes un mioche dont la maman habite seule dans la cuisine. Le prof du coin vous envoie capturer tous les pokémons. Parce que les combats de chiens clandestins et l’argent sale sont plus sympas, vous allez tataner tous les dresseurs du monde et vous leur piquez leur fric. La mafia locale a des plans planétaires, mais vous vous en foutez, encore des gens à racketter, ça vous arrange. En plus, même s’ils font 3 têtes de plus que vous et qu’ils ont des gros biscotos (sans doute des armes aussi), ils n’osent pas vous barrer le chemin si vous battez leurs pokémons. Vous n’avez même pas besoin de leur parler pour qu’ils philosophent sur leurs mauvaises actions et s’écrasent comme des merdes. Y a aussi des arènes dans quelques villes, tant qu’à taper des pokémons pour du fric, autant que ça soit officiel ! Allez, BIM. Y a une ligue pokémon ? ça paye bien ! À la casserole ! Bravo, vous êtes le maître du monde.

Scénario approuvé depuis 1996 (AOC/AOP/BIO/sans gluten).

Pourquoi, alors ??? Pourquoi est-ce que je continue ?

Eh bien même si la 6e génération (X/Y) souffre du même scénario que les versions précédentes, j’ai tout de même mieux aimé l’habillage. L’histoire du géant AZ (dont on ne sait toujours rien, si ce n’est que c’est un roi vieux de 3000 ans. La weed, ça concerve ?) m’a un peu ému et le message en fin de jeu était touchant (mais bon, heureusement qu’on peut le passer après avoir battu la ligue pour la 30e fois). Je n’ai cependant pas épluché le jeu comme au début. J’ai fini le jeu, voilà. les rééditions de “rubis” et “saphir”ont ajouté un nouveau truc, qui existait de manière moins claire dans “rouge feu” et “verte feuille” : un épisode post game ! Rayquaza n’était plus le gros machin qu’on trouvait au bol en longeant le mur sur le chenal ### qui est niveau 70 et … merde j’ai pas le stock de ballz ! Dans “ROSA” (de leur petit nom), Rayquaza devient un objectif à atteindre pour sauver le monde après l’avoir déjà sauvé (on est des gens comme ça). J’ai trouvé ça cool ! Tellement que je me suis demandé si je n’avais pas raté ça dans ma version Y. Mais on dirait que non…

Alors “soleil” et “lune” ? Il n’y a plus d’arènes, on dirait, mais on continue à taper tout ce qui bouge. Cette fois, on va juste taper des pokémons “dominants” et prendre leur place dans la meute… Hum, je passe la suite sous silence. Mais ok pourquoi pas ? Il y aura une petite épreuve à réaliser avant, comme le suggère la version démo (plus difficile que ce qu’on a eu, j’espère). Les arènes faisaient office de puzzle dans les autres versions, cette fois on change. C’est cool ! Y aura-t-il un épisode post game inattendu ??? J’espère. Et la mafia du coin ? Vu leur façon de parler, je sens déjà ma tête cogner la table …Mais les méchants, ce sont les blancs, on le sait tous ! D’ailleurs, j’espère qu’ils ne feront pas comme dans “rubis” et”saphir” : Dans une version, les rouges sont méchants et les bleus sont gentils; dans l’autre version, c’est l’inverse. Ils sont les deux méchants ! J’espère que l’histoire sera intéressante et que nous serons pris à revers par les gentils scientifiques et les méchantes caillras.

Côté pokémons, on les connaît tous, et merci de ne pas avoir pondu une tonne de pokémon eau ! Le design par contre… Beh, je vais arrêter de regarder, au moins j’aurai une bonne raison de nommer mon Chelours “pedobear” (un ours rose avec un serre-tête chat ? Viens, mon enfant).

Au pire, je n’y jouerai pas seul, ça sera toujours plus sympa.

Et vous ? Vous y jouerez avec moi ?

No Man’s Sky. Vous le détestez, je l’aime…

No Man’s Sky est vraiment une belle expérience. Si vous pensiez avoir un jeu rebondissant qui va vous trainer dans une action haletante, disons que vous avez mal lu les nombreux rappels de Sean Murray, le papa du jeu. (ça fait quand-même 3 ans qu’il répète que c’est un jeu de survie contemplatif.)

No man’s sky vous lâche sur une planète inconnue et hostile. Rester immobile signifie votre mort. Foncer tête baissée, peut-être aussi. Vous pouvez réparer votre vaisseau et quitter la planète au plus vite. Vous pouvez foncer ensuite vers le système suivant et ainsi de suite. Vous raterez, à mon avis une très grande partie du jeu. En tout cas, vous n’explorerez pas, et il ne faudra pas vous plaindre du jeu. Et si l’exploration vous ennuie, ce n’est en effet pas un jeu pour vous, mais vous le savez depuis 3 ans, n’est-ce pas ?

J’ai fait le choix inverse. J’ai abandonné la carcasse de mon vaisseau et je suis parti à l’aventure, désireux d’en trouver un meilleur (souhait exaucé !). J’ai donc marché pendant 30 kilomètres dans un immense désert rocheux sous une chaleur étouffante. Je m’attendais à voir bien peu de vie pour me prêter main forte. Ce fut vrai pendant 5 kilomètres, avant de tomber sur une série de campements peuplés, qui devinrent des avants-postes puis des bases ! J’ai croisé un grand nombre d’indigènes, conversé avec eux (apprenant petit à petit leur langage). J’en ai sauvé quelques uns, j’en ai contrarié d’autres, mais j’ai toujours eu une expérience enrichissante.

Ma route m’a conduit de manière totalement inattendue à de nombreux monolithes, les ruines anciennes de la civilisation qui peupla jadis la planète. J’ai appris beaucoup de vocabulaire et j’ai vu des choses affreuses, je ne sais toujours pas ce qu’était cette abomination prise dans la glace, mais j’ai le sentiment d’avoir bien fait de l’y laisser. Je ne saurai jamais ce qui possédait le corps de ce petit volatile dont j’ai abrégé la souffrance séculaire, mais tiens-je vraiment à le savoir ? La magie existe-t-elle vraiment ? Mieux vaut ne pas contrarier les esprits. J’ai continué mon aventure, voyant toujours plus de choses et m’attachant toujours plus à ce fichu désert qui veut ma mort depuis une dizaine de nuits. Les bases devinrent des oasis de sécurité et l’absence de vaisseau opérationnel était toujours plus stressant. Je progressais par étapes courtes à la recherche d’antennes de communication. Lorsqu’enfin je trouvai un relais transmetteur, je n’eus plus envie de m’arrêter. On m’attendait là-bas.

Enfin arrivé sur place, j’ai eu à réparer un nouveau vaisseau, plus grand, mieux équipé, et salement endommagé. Un regard sur mon ordinateur de bord m’indiqua que mon premier vaisseau m’attendait toujours à plusieurs kilomètres de là. Tant pis pour lui, il a fait sa vie. À moi d’aller faire la mienne. En quittant l’atmosphère, je m’arrêtai un instant pour contempler cette planète aride et pourtant peuplée sur laquelle j’ai tant vécu. Ai-je vraiment envie de partir ? C’est là que j’y trouve l’essence de No Man’s Sky: vivre des choses et les oublier en partant à des années-lumières de là ou creuser encore pour comprendre ce qu’il s’est passé sur cette planète torturée ? Pendant que je regarde le vide depuis un hublot de la station spatiale du système, je n’ai pas encore pris de décision …